Drame + Polygorn + Rubin Steiner + Panda Valium @ Magneto

By Posted in - Programmation on octobre 2nd, 2016 0 Comments

URRIAREN 8 OCTOBRE, 21h30

MAGNETO – Porte de Mousserolles /// BAIONA /// 5€

drame

DRAME PAR MARTIAL, DISQUAIRE (TOTAL HEAVEN, BORDEAUX)

« Les cloches qui sonnent le début de DRAME évoquent ce bon vieux Moondog, et moins d’une seconde plus tard, nous voilà déjà partis vers Can. Un crochet du côté de chez Philip Glass, un stationnement dans le parking de la super compilation française early 80’s “Cosmic Machine”, puis de nouveau sur la route, avec Stereolab, Silver Apples, Emperor Machine, etc, etc, etc… Bon, c’est un peu vain de se la jouer “name dropping” sur ce beau trajet idéal. Que faire d’autre, pourtant, avec de tels boulimiques de musique(s) ? Comme le BEAK > de Geoff Barrow, qui est une réaction saine a son Portishead devenu si gros, DRAME a commencé comme la “bulle-détente” du groupe live de Rubin Steiner. Curieux et pas snobs, les cinq musiciens ont improvisé trois jours durant avec le minimum de matériel (congas, percussions, basse, batterie et synthétiseurs), plus Quentin Rollet en invité saxophone et la fameuse boîte à rythme Roland TR-808 en guise de “chef d’orchestre” (sic). Le résultat est une musique chaleureuse.

Elle hypnotise à l’aise celui qui ne rechigne pas à chalouper du bassin quand il le faut. Et c’est maintenant ! “100% instrumental et 100 % live” nous dit Fred. 0% d’ordinateur, serait-on tenter d’ajouter. Car DRAME vit. Il capte les vibrations de l’air et les transmets par ondes électrique. C’est magique. C’est analogique. Le digital, la transcription de ces ondes par des algorithmes informatiques est ici banni. C’est le mal. Le bon l’emporte. Sentez la différence. »

POLYGORN

« Certains albums semblent ne pouvoir être qu’éponymes; c’est le cas du premier album de Polygorn qui, au dela des chapelles et des niches, réunit joyeusement microcosmes électroniques et pérégrinations soniques au sein d’un quatuor qui psychédélise les pulsations kraut, ajoute des couches de distorsion aux mélodies afro, en réussissant au final un crossover à la fois exigeant et décomplexé.
Issus du collectif Moï Moï (à qui ont doit entre autres la sortie récente d’Odei et le réjouissant festival Baleapop), Panda Valium, Pollux, Elorn et M.# entremêlent vicieusement machinisme électro et pulsations instrumentales dans une sorte de rituel cosmique en mutation perpétuelle, et signent là une des très belles surprises »

+ RU

+ RUBIN STEINER

Rubin Steiner fait partie des rares musiciens contemporains qui ont l’air d’avoir trouvé la plénitude. Toujours installé dans son paisible underground tourangeau,  Steiner – Fred Landier de son vrai nom – enchaîne les disques, les projets et les bêtises sans discontinuer depuis vingt ans. Désormais lové dans son statut de vétéran de la musique libre bien de chez nous, il revient en solo après la parenthèse Drame, projet de krautrock en famille qui ravit les jeunes et les moins jeunes un peu partout dans les fosses de salle de concert depuis deux ans, avec un nouvel album d’expériences électroniques tout à fait électriques où il a l’air de se faire plaisir de la première à la dernière seconde.

Ne pas se fier à son titre, d’ailleurs, qui a l’air de ricaner derrière une immersion un peu trop prolongée dans les bas-fonds de quelque réseau social: Vive l’électricité de la pensée humaine est une pure explosion d’enthousiasme et d’affection à l’endroit de la musique jouée avec des synthétiseurs à travers l’histoire, et notamment ses disques fétiches de musique d’illustration, d’easy listening d’anticipation ou d’electronica introspective.

Quelques jours après la disparition de Don Buchla, père du synthétiseur de recherche qui a laissé orphelins des milliers d’explorateurs du son électronique à travers le monde, ce carton plein à craquer d’idées et d’eureka soniques tombe à pic pour se souvenir de ce que les doux dingues de la lutherie électronique ont amené à notre bonheur et notre imaginaire. Vive l’électricité de la pensée humaine s’appréciera par exemple en lisant ou relisant l’excellent Fous du son de Laurent de Wilde, chez Grasset, qui ne parle que de ça.

Olivier Lamm – Libération

+ PANDA VALIUUUUM!

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